28/08/2010

Au coeur des psaumes

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     Chaque dimanche, juste après la première lecture de la messe, nous disons l'un des 150 « Psaumes », c'est-à-dire des 150 poèmes de louange à Dieu, ou cantiques, que la liturgie juive a composés et rassemblés au cours des siècles. Ils forment pour elle, après la Loi et Les Prophètes, la troisième partie de la Bible.  

 

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     On les a attribués à David, mais comme un père donnerait à son enfant un parrain prestigieux, pour qu'il ait de meilleures chances de rayonnement. Cette attribution n'importe guère: ce qui compte, c'est que ces prières-là, Jésus lui-même les a priées pendant sa vie, au Temple, ou bien pendant le pèlerinage annuel à Jérusalem pour la Pâque. Elles disent donc ce que Jésus a commencé par dire, et l'Eglise les a tout de suite reprises à son compte.

 

Ces psaumes sont pleins de choses étranges pour nous: des ennemis innombrables, des lions, des craignez ma parole.jpgdragons, et autres dangers qui partout menacent. Etranges, et parfois même inadmissibles: les ennemis, il est question une fois d'écraser leurs enfants contre le roc (ps.136)! On est loin des « droits de l’homme ». Mais en écartant ces malédictions d'une autre époque, et qui sont d'ailleurs, souvent, de simples parallélismes rhétoriques par rapport à des versets de bénédiction, nous pouvons, et, peut-être, nous devons nous les approprier. Je confesse que c’est difficile. A moi aussi, à moi surtout (peut-être) qui préfère toujours esquiver, effacer l’ennemi de ma mémoire plutôt que lui disputer un territoire ; moi que laissent insensible les gloires, les majestés et les puissances. La figure de Jésus, frère et sauveur des hommes "qui ne l’ont pas reçu", occupe dans l’imaginaire chrétien (le mien en tout cas) quasiment toute la place qu’occupe le Créateur Sabaoth dans l’espace du premier Testament. Comment en irait-il autrement ? Reste à faire des choix dans le psautier, à le transposer plutôt que le traduire. Et communier à son inspiration.

 Photo Véronique Boissacq Expo.jpg

    

     Qu’est-ce à dire ? Faire servir à notre propre usage le sentiment profond, magnifique, imperturbable, dont les psaumes sont porteurs: LA CONFIANCE EN DIEU. Pour accompagner ce riche sentiment comme on le ferait d'un plat de viandes dans un festin, il s'indique aussi d'avoir comme une espèce d'EXULTATION D’ETRE CHOISI, CHOYÉ, PARDONNÉ quoi qu'on ait fait,- en un mot « aimé », quel qu'on soit, par notre Père, le Créateur et Maître de toutes choses, puisque ce Dieu unique est aussi, ne cesse-t-on de dire verset après verset, principe de toute justice, source de toute miséricorde, et assurance de bonheur, présent et futur, pour toute l'humanité.

00:49 Écrit par Ephrem | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Les psaumes, je ne connais que celui que vous m’avez recommandé, lors d’une conversation : "Le Seigneur est mon berger..."
Celui-là, il est parfait :)
Merci de nous revenir, avec vos témoignages et votre foi, si profonde.

Écrit par : Ben de Liège | 29/08/2010

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