02/11/2010

Tu t'es fatigué à me chercher (Dies irae)

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Deux novembre. Retour au village natal, et visite ensoleillée  à la sépulture familiale. Je me remémore ces vers de Victor Hugo, mis récemment en exergue d’un faire-part nécrologique.

Soyez comme l’oiseau posé pour un instant  

       Sur des rameaux trop frêles

Qui sent ployer la branche, et qui chante pourtant

        Sachant qu’il a des ailes.

 La fin du 33e  des « Chants du  crépuscule » de Victor Hugo. Recueil dont le début esquisse le dilemme où la vie amène, à la fin, quiconque réfléchit :

 N’y voit-on déjà plus ? N’y voit-on pas encore ?

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Là-dessus, rebondissement des aventures et mésaventures de Léo l’Archef. Voilà que son communicateur le plaque ! Les journaux en parleront assez pour que je ne mêle pas ma voix à l’orchestre. Ce Léo est l’Occupant, mis spirituellement à la tête du pays contre la volonté expresse des citoyens croyants. Quand ce pasteur imposé déclare qu’il dit toujours ce qu’il pense, quel que soit l’effet produit sur le troupeau, quand il ajoute qu’il n’a nul besoin d’être aimé, qu’il est plutôt indifférent à l’opinion et aux sentiments qu’il suscite, comment ne pas voir qu’il n’a rien d‘un pasteur ? On lui demandait quelle autre profession l’aurait attirée, s’il n’avait pas été prêtre. Réponse : la politique…

Commentaires

Victor Hugo, évidemment, le plus grand :)

Quant à Léo, heureux de constater que le tollé général provient cette fois du peuple des fidèles, à l’intérieur même de la maison.
Nous sommes, nous aussi, de ceux-là.

Écrit par : Blaise | 05/11/2010

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