31/07/2011

C'est heureusement ma faute !

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Qu’est-ce qui pourrait encore me séparer de l’amour du Christ ? Une des lectures de ce dimanche reprenait cette question de St Paul. La réponse est catégorique : rien. L’apôtre en a acquis la certitude personnellement (pepeismaï).  Son interprète à la cathédrale, avec le petit effet oratoire qui convient, énumère pour les écarter sept possibilités. Détresse, angoisse, persécution, faim, dénuement, danger, supplice : autant d’épreuves, déjà surmontées. Puis le regard se fait large, plus général : ni mort ni vie, ni présent ni avenir, ni les cieux ni les mers, ni les choses matérielles ni les spirituelles, rien. Nous ne pourrons jamais nous manquer l’un à l’autre, l’Homme et Dieu.  - En préparant la lecture, je me suis dit que, parmi ces obstacles, ne se trouvait pas ce à quoi, moi, je pense toujours : mes péchés. Ce qui pourrait me séparer de Dieu, ce sont mes péchés. Non pas ceux d’hier et d’aujourd’hui, pardonnés, je n’en doute jamais, car le sentiment de l’immense miséricorde de Dieu est celui qui m’inonde invariablement, dès que je commence à prier. La Pitié de l’Etre, la Paternité souveraine, l’Omniprésence de la Bonté ! Mais je suis libre. C’est moi, l’homme, que Dieu implore de venir à Lui. Et refuser, j’en resterai toujours théoriquement capable, tant que je serai conscient. D’où cette appréhension subconsciente, au cœur de ma Foi – que désamorce l’Espérance hyperconsciente qui est mienne.

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Un mot de cette appréhension.  Qui sait si, dans l’extrémité de mon âge, j’aurai une fin qui ressemble à ce que je fus ? Si ma mort sera la mienne ou celle d’un autre par rapport à celui que je pense être aujourd’hui. La communion des saints est un mystère d’échanges fraternels dont j’ai médité et accepté toutes les faces dès dix-sept ans, en lisant Bernanos.  Dès qu’on aime les gens, dans l’Eglise, on se distribue les uns aux autres les vertus et les grâces, sans trop savoir où elles vont. Sans mon instit, sans ma marraine, sans les soutanes qui ont couvé ma jeunesse, sans, plus tard, ces intelligents contestataires de l’ordre injuste, y compris ecclésial, comme Guillemin et Delumeau, critiques de l’orthodoxie au nom de l’orthopraxie, je n’aurais pas vécu en fils de Dieu. Mais l’inverse doit aller de soi. De qui ai-je porté le fardeau, à qui rendu la lumière ? Et finalement, qui sait si, payant la vie heureuse et la mort pieuse de Tel, et Tel, et Tel, que j’ai aimés, je ne devrai pas, moi, à la fin des fins, perdre la foi, expiant le mal comme Jésus, en disparaissant dans les convulsions, les cauchemars et les blasphèmes. … Et in hora mortis nostrae. Amen. 

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Autre thème qui m'inspire. Ce 31 juillet, en 1566, « naissait au ciel » (comme dit la liturgie pour qualifier la mort des saints) Ignace de Loyola, qui fut mon « père » en Dieu. Consciemment pendant dix ans, et inconsciemment bien davantage – mais pas toute ma vie. Que vais-je en dire ? Vous attendrez bien demain ou après, je dois digérer moi-même ce que j'ai trouvé aujourd'hui, avant de le balancer ici…

 

23:27 Écrit par Ephrem | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/07/2011

Anniversaire

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C’est donc la dernière année où j’ai le droit de lire Tintin. Merci, mon beau-neveu de Liège, tout près désormais d’être bruxellois, de m’en féliciter. Merci, Anne-Cath, ma douce. Mais que m’importent  les années qui m’emportent  ? Il y a longtemps que je préfère, aux aventures d’un reporter magnifique, cynophile et astucieux, les  passions humaines et les récits qu’en fabriquent les ingénus, les purs, les pédés, les marginaux et les poètes. – Merci à ceux qui, ce jour, ont pensé à moi. A la messe (en néerlandais) au Finistère où je suis allé à midi, avec Pierre , ils étaient tous avec nous..   

 

22:03 Écrit par Ephrem dans Actualité, Amour, Plaisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |